Le casino Mohegan Sun aurait refusé d'être remboursé par Eugene Melnyk

30 Juillet 2020 Le proprio d'une franchise de NHL blâme un casino pour sa dette

Eugene Melnyk, le propriétaire de la franchise de hockey sur glace «?Sénateurs d'Ottawa?» défraie actuellement la chronique au Canada non pas parce que son équipe a remporté un titre en NHL, mais plutôt à cause d'un litige avec le casino américain Mohegan Sun.

La passion des richissimes propriétaires d'équipes sportives pour les jeux de casino en ligne ou dans un établissement physique est un secret de polichinelle. Lorsque ces derniers font la une de l'actualité, c'est souvent soit parce qu'ils ont perdu très gros en jouant ou parce qu'ils ont remporté une mirifique somme d'argent. Mais, ce n'est pas le cas d'Eugene Melnyk, l'un des hommes les plus riches du Canada et le propriétaire de la franchise de NHL Sénateurs d'Ottawa. Cet homme d'affaires dont la fortune est estimée à plus de 1,21 milliards de dollars selon le magazine Forbes est en effet actuellement sous les feux des projecteurs parce qu'il déclare que le casino Mohegan Sun aurait décliné son offre de remboursement d'une dette de 900?000 dollars US contractée en jouant. La conséquence de ce refus de l'établissement est que Melnyk considère être dégagé de la responsabilité de payer cette somme d'argent. Toutefois, ce qui a ajouté du piquant à cette affaire qui aurait pu se régler comme n'importe quel autre litige de ce genre, c'est la défense que présentera l'avocat d'Eugene Melnyk.

Le mois dernier, l'homme d'affaires et mécène canadien Eugene Melnyk qui est à ce jour âgé de 60 ans a dû se présenter devant un tribunal, lequel l'a déclaré coupable de n'avoir pas honoré une dette de 900?000 $ qui date de deux ans déjà. En effet en mars 2017, le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa s'est rendu dans le Connecticut, plus précisément dans une ville du comté de New London intitulée Uncasville et située au sud-est de Montville. Il y a en fait profité de l'une de ses activités préférées, c'est-à-dire jouer au casino. Et son choix s'est porté sur l'établissement Mohegan Sun dans lequel la chance n'était de toute évidence pas de son côté étant donné qu'il a perdu ce jour-là 900?000 $ que lui réclament à ce jour les dirigeants de l'établissement. À en croire les documents présentés à la cour par les propriétaires du Mohegan Sun, Monsieur Melnyk aurait tenté de régler sa dette en présentant 5 traites bancaires qui ont toutes été refusées en raison d'une insuffisance de fonds. Le casino a par ailleurs ajouté que toutes les tentatives ultérieures de recouvrer cette dette se sont avérés infructueuses.

En ce qui concerne Melnyk, toutes les allégations du casino qui se font en ligne à son encontre ne sont pas fondées, et celui-ci met d'ailleurs le blâme de cette dette impayée sur le casino qui aurait décliné le remboursement. En raison de ce soi-disant refus, M. Melnyk a logiquement considéré épongée sa dette envers le casino. Le lundi 30 septembre dernier, Jonathan Katz l'avocat de Melnyk a déposé une ou plusieurs défenses qui pourraient apparaitre dans la prochaine requête de son client afin d'invalider la poursuite engagée par le casino, de même que la demande des dirigeants du casino de se faire rembourser la dette de jeu de 900?000 $ plus 15?000 $ en dommages et intérêts.

Les arguments que devrait présenter Jonathan Katz pour défendre son client sont le fait que le casino avait tardé à encaisser les traites que Melnyk avait émises, les rendant de ce fait inutilisables. Ensuite, les signatures de Melnyk sur les chèques avaient une apparence douteuse qui aurait pu susciter des inquiétudes chez ses banquiers. Et pour finir, la défense la plus intéressante est que le casino n'avait pas à l'époque respecté les instructions de Melnyk qui avait désiré encaisser ses piles de jetons et s'arrêter de jouer, comme ç'aurait été le cas sur un casino en ligne. Ce refus de l'établissement Mohegan Sun est donc la cause des importantes pertes subies par la suite par le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa qui s'est pour ainsi dire vu contraint de continuer par jouer.