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2,8 milliards $ sont-ils suffisants pour racheter Amaya Gaming ?

Par: Aurélien Massot , 11 Février 2016

2,8 milliards $ sont-ils suffisants pour racheter Amaya Gaming ?

David Baazov et plusieurs de ses investisseurs dont les noms n'ont pas été dévoilés ont offert à Amaya Gaming, l'une des plus grandes entreprises de pari en ligne au monde et société mère de Pokerstars, 2,8 milliards de dollars pour essayer de la racheter.

Une telle proposition suppose que Baazov et ses partenaires comptent acquérir Amaya pour environ 21 $ l'action. Après l'annonce de cette nouvelle, la valeur des actions individuelles a grimpé d'environ 27% au cours de la première minute de la session du lundi qui a suivi. À la clôture des marchés, les actions ont gardé une hausse de 20% à 18 $.

Les péripéties d'Amaya

En 2014, Amaya Gaming a racheté Rational Group qui regroupait des sites comme Full Tilt et PokerStars. Les actions de la compagnie ont alors connu une forte hausse, les prix s'étant élevés à 37,28 $ en février 2015. Cependant, après le rapport de révision des prévisions financières de la société pour 2016 qui a été publié en novembre 2015, le cours des actions est retombé à moins de 15 $. Bien que divers États travaillent de façon individuelle à légaliser le pari en ligne sur le plan étatique, la mise en place de ces réformes se fait à un rythme plus lent que prévu. Cela signifie que l'expansion d'Amaya sur le marché américain est au point mort, et les prévisions financières de ce géant du pari ne sont pas très reluisantes.

Au nombre des autres facteurs susceptibles d'affecter les prévisions financières d'Amaya, il y a l'échec qu'a connu PokerStars dans le domaine des paris sportifs, les rumeurs selon lesquelles le marché du poker en ligne aurait atteint son apogée et la lenteur des progrès de la Russie dans le processus de légalisation du poker en ligne par rapport à ce qui était prévu. En outre, en décembre passé, un tribunal a ordonné à Amaya de payer à l'État du Kentucky une somme d'argent de 870 millions de dollars US pour compenser des pertes liées au pari illégal.

Privatisation

Avec la proposition de racheter les parts d'Amaya pour juste 21 $ faite par Baazov, les experts pensent que plusieurs des actionnaires seront réticents à vendre à ce prix. Au vu des nombreuses acquisitions qu'il y a eu dans l'industrie du pari en ligne au cours des dernières années, ces actionnaires auront tendance à espérer de meilleurs prix pour leurs actions de jeu canadiennes.

Amaya connait des hauts et des bas depuis quelques mois, et plusieurs experts de l'industrie, Calvin Ayre y compris, pensent que cette société devrait être privatisée pour éviter des fluctuations trop dramatiques à l'avenir. Baazov détient déjà 18,6% des parts de la compagnie, et selon Amaya, il n'y a pas eu d'offre officielle pour racheter le reste des actions de la société. Les plus sceptiques pensent que l'annonce de Baazov ne sert qu'à faire gonfler le prix des actions et à apaiser les investisseurs jusqu'à ce que la législation des États-Unis autorise le poker en ligne ou que la Russie se décide à légaliser le pari en ligne.

À quoi s'attendre

Depuis novembre 2015, Amaya occupe la troisième position sur la liste de Deloitte des 50 entreprises technologiques canadiennes à plus forte croissance. Le cabinet d'audit a également classé Amaya 23e sur sa liste des 500 entreprises technologiques, de média et de télécommunication à plus forte croissance en Amérique du Nord. C'est peut-être cela qui a poussé Baazov à faire son offre, car dans un communiqué de presse livré en novembre, ce dernier déclarait qu'il était « confiant en ce que le pari en ligne et l'industrie technologique ont un brillant futur au Québec et au Canada ». Cela montre qu'il croit vraiment en l'évolution d'Amaya Gaming et en son potentiel.

Au cas où Baazov et son équipe d'investisseurs parviendraient à acquérir Amaya Gaming, ce qui inclut la très populaire société PokerStars, les consommateurs finaux des produits de la technologie d'Amaya ne constateront aucun changement. En fait, il est même à espérer que davantage de personnes pourront profiter des services d'Amaya et de PokerStars dans un futur très proche avec la législation en attente en Russie et les États qui militent aux États-Unis.